Malgré les douze heures de décalage et les milliers de kilomètres séparant Rio et Hanoi, je me sens très proche du Vietnam et du peuple qui l’anime.
Depuis mon premier séjour à Hanoi, en 2007, j’ai été conquise par la gentillesse des vietnamiens et profondément marqué par leur culture.
Mon séjour chez Tran Thi Doanh et chez Do Thi Hang, les visites chez Tran Chat et Le Van Thin, la réception qui nous a été faite par leurs amis et par les membres de l’association HMTVN m’ont profondément marqué. Les rencontres qui se sont suivis, avec les artistes vietnamiens à Paris puis à Rio, ont confirmé cette proximité malgré la distance géographique et culturelle qui semble nous séparer.
Nguyen Xuan Lan, en quittant Rio en 2008, m’a fait cadeau d’un rouleau de papier Dzo, des pinceaux et de l’encre. Ding Gia Lê et Nguyen Xuan Lan pendant leur séjour à Rio ont bien voulu me montrer la technique délicate de la peinture sur soie.
Aujourd’hui, en saisissant l’occasion j’ai osé m’attaquer au papier Dzo avec toute la délicatesse et précision qu’il exige.
L’expérience Dzo que je présente dans cette exposition « Rencontres et traversées » à la Galerie Espace Imaginario à Rio est le résultat de cette expérimentation où mon tempérament brésilien s’est frotté à la délicatesse de ce papier et où la posture gestuelle qu’il faut avoir pour s’exprimer sur ce support nécessite zen et maitrise de soi.
Je remercie Pat Cam et mes amis vietnamiens ayant collaboré à ce travail, Lan en premier, mais aussi tous ceux qui par leur accueil et gentillesse m’ont permis de comprendre un peu le savoir vivre vietnamien.
Aujourd'hui le Vietnam est ancré dans mon cœur!
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